Spécialiste du trac et de la présence scénique des artistes-interprètes, Virginie Aster a développé, à partir de son expérience de musicienne, de comédienne et de pédagogue, une méthode permettant d’agir en amont sur les mécanismes qui entravent l’artiste en scène. Trac, maîtrise technique, expression artistique, présence scénique, charisme et plaisir de se produire en public sont intimement liés et interdépendants : sa méthode les aborde comme un tout, sans dissocier ce qui ne l’est pas. Lorsque les entraves disparaissent, l’artiste donne le meilleur de ses qualités techniques et n’a plus besoin de chercher à être présent, convaincant ou expressif : il l’est.

Professeure associée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP), Virginie Aster donne des conférences et anime des ateliers sur le trac, la présence scénique et la prise de parole en public, notamment au CNSMDP, à la Philharmonie de Paris et dans de nombreux conservatoires. Elle accompagne des artistes-interprètes de toutes disciplines ainsi que des orateurs.

Son livre, Le Trac ou l’art d’être en scène, est paru aux éditions Billaudot en 2026.

Atelier du Trac - Conférences

L'Atelier du Trac ou l'art d'être en scène

 

De nombreux artistes-interprètes, lorsqu’il s’agit de se produire en public, se retrouvent dans un état d’extrême anxiété et de fébrilité, empêchés de jouer, chanter, s’exprimer ou danser tel qu’ils le voudraient à cause du trac. Les manifestations sont alors diverses : membres qui tremblent, mal au ventre, cœur qui bat fort, pensées  parasites, sentiment d’imposture, panique, perte de concentration, sueurs, trous de mémoire, sensation de vide, pilotage automatique… La représentation publique peut alors être vécue comme une véritable souffrance.

Le trac est pourtant un allié ; il reste nécessaire car il procède du désir qu’a l’interprète de faire de son mieux. Comme le disait Sarah Bernhardt, connue pour son immense talent mais aussi pour son trac terrible, à un jeune acteur qui déclarait ne jamais avoir le trac : « Rassurez-vous, jeune homme, cela vient avec le talent. » Certes. Mais pour cela il doit s’agir du « bon trac », celui qui galvanise, et non du « mauvais trac » , celui qui pénalise. Et supprimer le mauvais trac au profit du seul bon trac s’apprend : c’est l’objet des conférences et ateliers qu’anime Virginie Aster. Car à quoi servent des heures et des heures de répétition s’il suffit de quelques minutes en public pour anéantir le travail fourni pendant des semaines, des mois, voire des années ?

Les techniques enseignées

Parce qu’il n’existe pas une seule cause au mauvais trac mais plusieurs, il n’existe pas une seule technique pour éradiquer le mauvais trac mais plusieurs. 

Des exercices concrets permettent de développer les qualités nécessaires à l’assurance d’un bon trac : travail sur la respiration, détente musculaire, prise de conscience de soi, des autres, du lieu et du public, visualisation positive, entraînement des émotions, recherche d’une intention, improvisation, capacité à donner et recevoir, développement du sens de l’intimité en public et bien d’autres encore, constituant une méthode organisée, éminemment pratique et pragmatique, consignée dans l’ouvrage Le Trac ou l’art d’être en scène (éd. Billaudot). Ces techniques visent à conjuguer des compétences tant d’ordre psychologique que physiologique, mental, émotionnel, intentionnel et scénique.

C’est là tout l’art de la concentration nécessaire à l’interprète. Ce sont toutes ces compétences qui font la réussite d’une représentation, d’un concert, d’une audition, d’un casting, d’un discours ou d’un concours. Lorsque les différentes techniques sont maîtrisées, seul un trac stimulant peut se manifester, déclenchant la petite dose d’adrénaline nécessaire, ce petit supplément de soi qui permet d’être au meilleur de ses qualités et de convoquer l’inspiration.

Quelques points fondamentaux :

La relaxation

Il s’agit d’une technique de relaxation dynamique qui a pour but de permettre à l’artiste de se concentrer, se désencombrant de tout élément inutile afin de se retrouver en harmonie avec lui-même, le lieu où il se trouve et le public ou le jury qui l’écoute. Cette technique inclut des exercices respiratoires qui détendent l’artiste avant et pendant sa prestation de sorte qu’il reste en alerte et disponible tout au long de sa performance. 

Il s’agit de détailler, concrètement, le mécanisme de la mentalisation positive avant une représentation, une audition ou un concours et de le reproduire sur commande. Cette visualisation positive comprend la représentation corporelle, cette dernière jouant un rôle important sur la conscience.

 

Avant même qu’un artiste ne débute sa performance, son arrivée en scène conditionne déjà l’écoute du public ou d’un jury. Il s’agit donc d’apprendre à entrer en scène, confiant, à débuter sa prestation immédiatement concentré, à l’achever et savoir quitter la scène tout aussi confiant, quoiqu’il se soit passé : la première et la dernière image laissées au public sont cruciales. 

 

Les exercices liés au sens de l’intimité en public ont pour but d’apprendre à l’artiste à se sentir désinhibé lorsqu’il se produit devant un public ou un jury, à se montrer tel qu’il est, dans l’intimité de son expression artistique, dans toute sa particularité, son originalité, sa spécificité et donc son intérêt ; et ce, en accord avec la direction artistique qu’il a préalablement élaborée.

 

L’artiste sur scène doit gérer plusieurs niveaux d’écoute simultanés : l’écoute de son propre jeu et de son émotion mais aussi l’écoute de ses partenaires et de la salle. Il doit être capable de répondre en retour afin de créer une interaction permanente avec ses partenaires et le public présent, ce qui nécessite une forte capacité de concentration et un entraînement qui doivent être éprouvés et rôdés en amont.

 

Interpréter une pièce en public, et a fortiori plusieurs, suppose un travail préalable sur l’expression et l’intention artistiques extrêmement solide : c’est ce qui sous-tend la concentration. On ne saurait se contenter de jouer ou de chanter des notes, de dire des mots ou d’exécuter des mouvements : c’est l’organisation d’une pensée artistique précise, cumulée à la spontanéité de l’interprète à l’écoute de « l’ici et maintenant», qui permet à celui-ci de se dépasser et à la magie d’opérer. Il s’agit donc d’entraîner l’interprète à laisser-faire toute émotion spontanée mais ce, dans le respect du discours et du sens artistique de l’œuvre définis en amont. 

 
V. Aster, UNESCO, Paris
V. Aster, Être en scène, Mayenne
V. Aster, Atelier du Trac, Vocal Mania, Paris 13e
V. Aster, Conférence sur le trac, CRR de Boulogne-Billancourt
V. Aster, Jacques Villeret, Théâtre Fontaine, Paris 9e

Le Trac ou l'art d'être en scène

À quoi bon des heures, des semaines, parfois des années de travail si tout peut s’effondrer en quelques minutes face au public ? 

Parce qu’il n’existe pas une seule cause au trac mais plusieurs, il n’existe pas une seule solution pour l’apprivoiser mais plusieurs. Dans cet ouvrage riche et accessible, Virginie Aster décrypte toutes les causes possibles du trac, vous aidant à établir votre propre diagnostic. 

Au travers de très nombreux exemples et exercices, des solutions pratiques sont apportées, de quelque domaine qu’elles relèvent : psychologique, physiologique, mental, émotionnel, intentionnel ou scénique. Les multiples ressorts de l’art d’être en scène sont abordés, vous permettant d’améliorer de façon optimale vos performances techniques et artistiques devant un public. L’objectif ? Que ne subsiste, en scène, que le bon trac – celui qui électrise, qui sublime et qui rend vivant.

Un guide essentiel pour quiconque se produit en public et souhaite enfin savourer, pleinement et sereinement, la magie de l’instant présent.

Paru en mars 2026 aux éditions Billaudot, Le Trac ou l’art d’être en scène se présente tel un guide pratique divisé en sept chapitres : Les outils psychologiques, Les outils physiologiques, Les émotions, L’intention, L’inspiration, La préparation à la scène, En scène ! Chaque chapitre comporte des explications, éclairées notamment par les neurosciences, et des exercices liés au thème abordé dans son rapport avec le trac afin que seul le bon trac s’invite lors de vos prochaines performances. 

L’ouvrage met à votre disposition 73 exercices. Le dernier chapitre reprend, une à une, toutes les étapes qui précèdent et conditionnent la réussite d’une performance.

Le livre est préfacé par trois personnalités du monde artistique : Alexis Galpérine, violoniste, concertiste et professeur émérite du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris ; Édouard Ferlet, pianiste, improvisateur, compositeur ; Christiane Louis, responsable Métiers et vie professionnelle – Philharmonie de Paris.

La crainte de déplaire, à mon professeur, à ma famille, à moi-même, de ne pas être à la hauteur des circonstances, de ne pas exceller, prit alors souvent le pas sur le plaisir de jouer. À mesure que la musique s’imposait comme une évidence, la partager en public devenait une souffrance : notre intimité était si forte et puissante que je n’osais la dévoiler devant une audience et gardais pour moi les émotions indicibles qu’elle provoquait.

Cela était plutôt de bon augure car, en tant qu’élève, il ne m’était pas tant demandé d’avoir des émotions qu’une technique solide : « Travaille ta technique et tu t’exprimeras plus tard ! ». Et si j’évoquais le trac et la peur de ne pas réussir, il m’était alors recommandé de m’entraîner davantage. Ce que je fis. Je décidai, au vu du trac qui prenait de plus en plus d’ampleur et dont je sentais bien que le sujet était alors tabou et sans solution, d’être désormais prête à deux cents pour cent lorsque je me présentais à un examen de sorte qu’il me restât au moins quatre-vingts pour cent de mes capacités lorsque le trac me faisait perdre plus de la moitié de mes moyens.

Je réussis les concours, j’entrai au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSMD) de Paris en solfège spécialisé et continuai de progresser. Mais j’étais en manque d’expressivité, de confiance, souvent coupée de mes émotions lorsque j’étais en public ; et, lorsque j’évoquais le trac qui me faisait souffrir, il m’était rétorqué que cela ne se voyait pas, ce qui résonnait comme une double peine : mon malaise d’une part et la négation de ce malaise d’autre part. Je devais me résoudre : je ne faisais plus de musique, je passais des concours… et le trac s’installait comme une souffrance ordinaire.

Je me mis alors à rêver à d’autres voies possibles qui permettraient d’extérioriser mes émotions et d’y prendre plaisir. Je me tournai vers ce qui me semblait le plus propice et immédiatement accessible : le métier d’actrice. Je partis aux États-Unis où je pris des cours de comédie et je compris rapidement que le trac, loin d’être un élément négatif, était une force sur scène car il témoignait de ce qu’il y a de plus précieux chez un artiste : ses émotions. Plus encore, je me rendis compte que les émotions pouvaient être au service de la technique et la valorisaient incroyablement dès lors qu’elles étaient adaptées aux circonstances, supplantant et éclipsant l’émotion de peur.

Je m’interrogeai : comment se faisait-il que le trac, en tant que comédienne, fût un trac positif, stimulant et galvanisant tandis qu’il était négatif, désagréable et pénalisant en tant que musicienne ? Se pouvait-il que je n’aborde pas la performance de la même manière selon la discipline ? En examinant et approfondissant le sujet, je me rendis alors compte que certains faits, pensées ou agissements variaient singulièrement selon la nature de la prestation, conduisant inéluctablement à un « bon » ou à un « mauvais » trac.

Forte de ces découvertes, j’abordai dès lors la musique différemment, plaçant notamment l’émotion au cœur de la préparation, et je pris à nouveau confiance et un immense plaisir à me produire, comme jamais auparavant, transformant le « mauvais trac » en « bon trac », désormais toujours meilleure en public. Je décidai de partager et tester mes découvertes avec les élèves musiciens dont j’eus la charge dans les différents conservatoires au sein desquels j’enseignai : les résultats furent stupéfiants et au-delà de mes espérances. Non seulement les élèves parvenaient à « gérer » leur trac et n’en garder que le meilleur, heureux de jouer y compris lors de concours extrêmement sélectifs, mais ils faisaient du même coup des progrès techniques et artistiques fulgurants, quasi immédiats. J’observai que le mauvais trac n’était pas une fatalité et que chacun pouvait y remédier, à condition d’être guidé.

Je créai alors l’Atelier du Trac, désireuse de communiquer cette expérience au plus grand nombre : instrumentistes, chefs d’orchestre et de chœur, chanteurs, acteurs, conteurs, orateurs, mimes, danseurs, prestidigitateurs… J’animai nombre d’ateliers et de formations à la Philharmonie de Paris, au CNSMD de Paris ainsi qu’au sein de nombreuses structures, de conservatoires et écoles pour artistes amateurs.

À la demande et sur l’insistance des élèves que je voyais noircir des feuilles de papier durant les stages, je décidai finalement de consigner par écrit mes connaissances de sorte que chacun puisse être au meilleur de soi-même et de son talent lorsqu’il se présente devant un public.

Virginie Aster

Le sujet est souvent évité, et nombre de pédagogues vont jusqu’à déclarer : « Moins on en parle, mieux ça vaut ! » : le problème du trac est ainsi entaché de superstitions plus ou moins avouées, que les artistes de la scène connaissent bien et qui sont comme l’accompagnement obligé de leur vocation.

Certes, les écrits d’ordre psychologique ne manquent pas, mais ils sont trop souvent parcellaires, fragmentés, et surtout sans vertus pratiques, c’est-à-dire sans que soit fournie la matière d’une aide effective dans une situation objective de souffrance. Le grand mérite de la présente étude est d’être aussi complète que possible, autant qu’on puisse l’être sur une question qui touche aux continents les moins accessibles de l’inconscient, aux domaines encore mal maîtrisés des mécanismes psychosomatiques.

L’auteur s’efforce de ne rien laisser dans l’ombre, ne fuit aucune réalité et ne livre ici, loin de tout arbitraire idéologique, que le fruit d’une expérience intime, capable d’inspirer un propos qui ne ment pas. Par-delà une profondeur d’analyse sur les causes, fondées ou infondées, d’une angoisse destructrice, et qui parfois n’est irrationnelle qu’en apparence, l’ouvrage encourage une quête intérieure dont l’issue heureuse n’a rien d’illusoire. Loin d’être un « traité des vains combats », le texte invite à un travail sur soi dont la portée est immédiatement vérifiable.

« Apprivoiser le trac s’apprend : c’est un entraînement, au même titre que faire ses gammes, ses vocalises, ses étirements ou ses exercices de diction. » Plus loin : « Plus le travail sur le trac se fera en amont d’une performance, plus il s’avérera efficace. » On le voit, la mise en œuvre d’un apprentissage spécifique s’adresse aussi bien aux instrumentistes et chanteurs qu’aux danseurs ou aux comédiens, des corps de métier dont Virginie Aster connaît les ressorts secrets, dont elle n’ignore pas les différentes caractéristiques mais aussi et surtout ce qu’elles ont en commun.

À titre personnel, et en dehors de tout rituel de courtoisie confraternelle, je veux dire ici mon accord avec les diagnostics et remèdes proposés. La remontée aux sources de ce qui autorise, sur scène, une prise de parole légitime, est une partie intégrante du chantier de construction, mais c’est bien la façon d’alimenter le moteur de l’action qui retient particulièrement l’attention. Il s’agit de retrouver un sentiment et une sensation et non de forger un conditionnement psychique qui ne serait rien d’autre qu’un vulgaire avatar de la fameuse méthode Coué. L’idée n’est pas tant de mobiliser le courage que de convoquer le plaisir de l’expression artistique, celui qui jadis a fait jaillir l’étincelle première, et qui, très précisément, a préludé à un choix de vie ; une démarche qu’on pourrait résumer en une formule toute simple et qui m’est chère : « Transformer l’appréhension de mal faire en envie de bien faire. » Cette révolution « copernicienne » à opérer en soi-même, en travaillant sur l’objet du désir plus que sur la lutte contre un ennemi hypothétique (qu’il conviendrait de terrasser par la force), me semble être une approche pertinente du phénomène du trac. Et, à dire vrai, elle m’apparaît surtout, au regard de ma propre expérience de concertiste, comme la seule qui soit véritablement porteuse de promesses.

Ce beau livre est un appel constant à l’exploitation quasi quotidienne des gisements enfouis de la mémoire, avec tous les trésors qu’ils renferment. La peur, qui paralyse ou brise les ailes du désir, recule alors devant l’envol irrésistible d’un imaginaire affranchi de sa tyrannie. La démonstration ne vise rien de moins que la libération des esprits et des corps, en refusant ce qui les sépare et en participant pleinement à ce qui les unifie.

Alexis Galpérine
Violoniste, concertiste et professeur émérite au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris

Il m’est souvent arrivé, en tant que musicien de scène, d’accompagner des artistes traversés par cette fébrilité si particulière, juste avant d’entrer en scène. On cherche alors un regard, une phrase, un souffle qui apaiserait.

Virginie Aster met des mots sur ce que beaucoup ressentent sans savoir le nommer. Elle donne corps à cette faille qui surgit à la frontière de l’intime et du public – là où l’émotion déborde, là où le souffle se contracte. Elle nous apprend à l’écouter, à la déplier, à la regarder jusqu’à ce qu’elle devienne un compagnon.

J’ai lu ces pages avec reconnaissance. Parce qu’elles offrent une compréhension fine, sensible, presque tactile, de ce que c’est qu’avoir peur de jouer. Peur de ne pas être à la hauteur. Peur de ne plus savoir pourquoi l’on fait ce métier.

Et soudain, tout s’éclaire : ce que l’on croyait être une faiblesse devient le signe même de l’engagement. Une trace vivante de ce que l’on a de plus vibrant à offrir.

Ce livre est un outil précieux. Il devrait être lu par chaque interprète, chaque pédagogue, chaque artiste qui s’est un jour senti trop déstabilisé au bord de sa voix ou de son instrument.

Finalement, le trac, c’est peut-être cela : la preuve qu’on est sur le point d’offrir quelque chose de vrai – et qu’on accepte, pour cela, d’être pleinement soi, dans toute sa singularité.

Édouard Ferlet
Pianiste, improvisateur, compositeur

Mon premier contact avec ce que j’appelle volontiers la « méthode Virginie Aster » remonte à une quinzaine d’années. À l’époque, quelques ouvrages traitaient déjà de la « gestion du trac », mais il était rare de rencontrer quelqu’un capable de les mettre en action lors d’un atelier, en un temps réduit, en collectif et avec un public hétérogène d’artistes !

Grâce à son expérience de musicienne, de comédienne et de pédagogue, Virginie a très vite axé ses ateliers sur la présence scénique et l’ancrage d’une intention lors de l’interprétation. Pour l’auditeur le moins averti, la différence entre une exécution « spontanée » et une seconde activée par les outils proposés était tangible : pour le musicien, c’était surtout la découverte de ses ressources intérieures, de sa créativité et de sa capacité à transmettre avec confiance sa vision de l’œuvre.

Ce livre très documenté, précis et enrichi par de nombreux outils et exercices, déploie avec élégance les concepts et démarches qui fondent les ateliers de Virginie : préparation physique et mentale, mobilisation des ressources intérieures, travail sur les émotions et cette « stratégie de l’intention » qui sert à la fois de vecteur de concentration et de moteur pour l’interprétation. J’y retrouve enfin la générosité d’un partage et le fruit d’une recherche de longue haleine, nourrie d’expériences multiples et d’une profonde compréhension de l’engagement artistique.

Christiane Louis
Responsable Métiers et vie professionnelle – Philharmonie de Paris

Le trac est-il un ennemi de l’artiste — ou sa matière première ?

Musiciens, comédiens, chanteurs, danseurs, circassiens, chefs, prestidigitateurs ou orateurs : tous connaissent le trac. Pourtant, peu d’ouvrages l’abordent autrement que comme un problème à éliminer. Le Trac ou l’art d’être en scène propose un changement de paradigme radical : le « mauvais trac» n’est pas à combattre mais à transformer en « bon trac».

S’appuyant sur une longue expérience de la scène et de l’accompagnement d’artistes, Virginie Aster explore le trac comme un phénomène systémique profondément lié au corps, aux émotions, à l’engagement et au vivant. Le livre offre des outils concrets pour éviter la peur en la transformant en un levier d’intensité artistique.

Loin d’une approche thérapeutique ou culpabilisante, cet ouvrage s’adresse aux artistes comme à des êtres sensibles, incarnés, traversés par des forces parfois contradictoires. Il redonne au trac une place juste : celle d’un signal, d’un moteur, d’une énergie à canaliser.

Un livre-référence pour le monde artistique, appelé à devenir un outil de travail autant qu’un compagnon de scène.

« Tous les artistes connaissent le trac mais on en parle très mal. Ce livre propose une autre vision : le trac n’est pas un ennemi, c’est une énergie brute. J’y donne des outils concrets pour que les artistes transforment cette peur en présence, en intensité et en liberté sur scène. » Virginie Aster

 

Virginie Aster dans les médias : le trac et la présence scénique

Télévision, radio et presse : Virginie Aster dans les médias autour du trac, de la présence scénique et de la prise de parole en public.

Télévision

Mieux ou Bien ? – Michel Cymes

« Le trac, bon ou mauvais allié ? » – 2026 – Voir l’émission

Arte Creative

« Pourquoi a-t-on le trac ? Comprendre et apprivoiser cette émotion universelle » – 2020 – Voir l’émission

France 2 – Stupéfiant !, Léa Salamé

« Le trac en questions » – 2018 – Voir l’émission

Radio

France Musique – La Matinale, Jean-Baptiste Urbain

« Le Trac ou l’art d’être en scène » – mars 2026 – Écouter l’émission

RTL – Les Grosses Têtes, Laurent Ruquier

« Le Trac ou l’art d’être en scène » – mars 2026 – Voir l’émission

France Bleu Mayenne

Entretien consacré au trac des artistes-interprètes – 4 décembre 2018 – Écouter l’émission

Presse et publications

Le Figaro – Le Figaro Et Vous

« C’est comme un ami un peu envahissant… : l’art de traquer le trac sur scène »
Anthony Palou – 26 février 2026 – Lire l’article

Le Point

« Je suis coach d’artistes et voici mes dix trucs contre le trac »
Baudouin Eschapasse – 19 juin 2026 – Lire l’article

Keyboards Magazine

« Sélection livres : interview Virginie Aster » –  n° 383, 2026
À l’occasion de la parution de Le Trac ou l’art d’être en scène.

France Musique

« Trac, quand tu nous tiens… »
Suzana Kubik -13 octobre 2016, mis à jour le 1er octobre 2021 – Lire l’article

Electronic Music Factory – Trax Magazine

« Comment combattre le trac du live quand on est DJ ? Les conseils d’une spécialiste »
D. Laborie – 29 octobre 2019 – Lire l’article 

La Lettre du Musicien

« Trac, interprétation et présence scénique »
2e quinzaine de novembre 2012 – n° 425 – Lire l’article 

CEPRAVOI

Centre de pratiques vocales en région Centre-Val de Loire

Les témoignages de l'atelier du trac

Bonjour Virginie, grande joie de vous annoncer mon admission au CNSMDP ! Un grand merci pour tout ce que vous m'avez apporté depuis septembre, ça m'a beaucoup parlé, portée, je vous suis très reconnaissante. À bientôt !

Une expérience humaine riche où notre conscience parvient à se libérer, donnant une place à la musique au-delà des frontières que l’on s’impose. Merci à vous !

Virginie est une personne extraordinaire, d’une grande générosité, qui, grâce à sa personnalité, sa précision et les outils qu’elle vous donne, vous permet de toucher l’insoupçonnable au plus profond de vous. La transmission d’une interprétation où vous redevenez acteur se transforme en jeu. Je recommande ce stage à chacun d’entre nous, pour aborder la scène, car tout ce qui est abordé est trop peu ou pas du tout évoqué en cours d’instrument.

Un grand merci pour cette journée enrichissante humainement, musicalement et m'ouvrant des perspectives réjouissantes. Depuis," j'expérimente"… Le check up basé sur la respiration (même si des pensées me traversent pendant ce temps de respiration), le rapport à l'instrument qui n'est plus le même, davantage axé sur le ressenti et le plaisir. J'aborde les cours de façon différente. Ce mercredi, toutes mes élèves m'ont dit au revoir, à la semaine prochaine ! Tout devient possible !

Bonjour Virginie, J'ai vécu ces derniers temps des moments forts sur scène. Il y avait des enjeux et je me suis vu passer par des états que je ne connaissais pas mais j'ai tenu bon et surtout, je suis restée debout et j'ai dompté mon trac et mes gros doutes ! J'ai l'impression que j'ai acquis une confiance profonde et stable, je sais que j'ai de la ressource. Je tenais vraiment à t'envoyer ces mots car je crois que ta rencontre a été le plus beau des déclics. Tout est beaucoup plus clair pour moi et en moi quand je dois monter sur scène. Je gère l'avant : visualisation, méditation, respiration et recentrage. Je me donne des intentions claires. Bref, je te l'avais dit et je te le redis là : un grand grand merci pour le partage de ton savoir-faire !

Bonsoir Virginie, J'ai vraiment été ravie de suivre la formation. J'ai dorénavant des clefs pour mieux avancer. Merci beaucoup à toi pour la fraîcheur que tu nous a apportée. Bonne soirée. Musicalement.

Durant la pandémie, par vidéo, le travail avec Virginie m’a apporté une autre vision de la musique et m’a donné la possibilité de m’exprimer.

La démarche que propose Virginie Aster est artistique, pédagogique et avant tout ouvre sur une meilleure connaissance de soi. C’est une approche nouvelle, introspective, ressourçante et énergisante de l’enseignement artistique autant qu’une porte ouverte sur une autre façon d’aborder sa pratique musicale personnelle. Je recommande cette expérience à toutes celles et tous ceux qui jouent et enseignent parce qu’” on m’a appris comme ça” et qui ont besoin d’une nouvelle réflexion sur leur individualité artistique. La personnalité rayonnante et sincère de Virginie Aster apporte à cette formation toute sa dimension humaine et unique...

Bonjour Virginie, Pour moi c'était la torture jubilatoire que je recommencerais bien si l'occasion se présente ! Bien à toi.

Hello Virginie, Un grand merci à toi pour ces 2 jours, je vois l'application de tes techniques dans mon projet, à court terme pour les échéances prochaines, comme à long terme sur les axes de travail. J'ai fait un concert dans la foulée la semaine dernière, et ai mis en application ce que tu nous a transmis pendant le we : recentrage, température émotionnelle et autres, mais aussi travail sur les intentions/images/adresses sur chaque morceau. Ca m'a clairement aidé à interpréter, mais aussi à ne pas repousser les émotions qui viennent, et à ne pas faire un drame de tout ça. Dans mon approche de la scène je sens comme un avant et un après. Au point que le lendemain du concert j'ai eu un coup de blues gentillet (similaire au coup de blues post festival que je connais bien), syndrome ici d'une étape et d'un soulagement. Et puis l'ambiance que tu proposes et ta compagnie sur le we était vraiment agréable, c'est toujours plus chouette comme ça.

J'ai passé un excellent moment où Virginie a su faire sortir des parties bien cachées de nous-mêmes et nous a accompagnés vers un plus loin, plus serein, de nous-mêmes. C'était fort agréable, et je recommande.

A toi. Tout d'abord merci infiniment pour ces deux jours de stage qui ont été intenses et incroyables grâce à toi. Cette expérience a été un véritable déclic pour moi. Tu as été une formatrice en or. Surtout ne change rien. Tu es une belle personne, tu as su nous révéler chacun à notre manière. Merci encore.

Bonjour Virginie, Quelques bonnes nouvelles après presque un an post-stage. A titre personnel, le stage m'a vraiment permis de changer de point de vue sur l'interprétation musicale, et d'évoluer plus sereinement en public avec le plaisir et le discours musical en première ligne avant la technique. A cet effet, je suis beaucoup plus "zen" quand je joue. Mon expérience scénique a gagné en qualité et en satisfaction, sans stress négatif, avec le plaisir de pouvoir jouer. C'était vraiment gratifiant et une très belle expérience, que je n'aurais pas crue possible avant. Et pour aller plus loin, l'envie m'a prise de me mettre au bandonéon. L'expérience est superbe (et inattendue !) car j'aborde la musique vraiment pour elle-même, y compris quand je reprends mon instrument initial. Et je pense que c'est vraiment une des conséquences du stage.

Bonjour Virginie, J’ai obtenu mon DEM de quatuor mention TB et mon DEM de violon mention TB à l’unanimité avec les félicitations ! Mille mercis, vous m’avez beaucoup beaucoup aidée !

V. Aster, TUTTI Passeurs d'Art, UNESCO
V. Aster, CRR de Paris

Les tarifs de l'Atelier du Trac

Les cours individuels

Forfait 3 séances : 350 euros

Forfait 5 séances : 550 euros

Une formation en visio, lorsqu’elle est adaptée, peut être dispensée.

Les stages de l’Atelier du Trac ouverts à tous 

Une journée : 150 euros

Deux journées : 270 euros


Les autres stages et conférences font l’objet d’une tarification spécifique, propre à chaque organisateur.

Pour les dates des conférences et ateliers du trac, veuillez cliquer ICI.

Pour tous renseignements : CONTACT.

 

 

Les partenaires de l'Atelier du Trac

Virginie Aster intervient pour différents conservatoires, collectivités territoriales et structures d’enseignement artistique publiques ou privées, dans le cadre de conférences et d’ateliers destinés aux étudiants, aux amateurs et aux professionnels afin d’apprendre aux artistes-interprètes à gérer leur trac, prendre la parole en public, améliorer leur présence scénique ou organiser une médiation. Virginie intervient également dans le cadre de la formation professionnelle à destination des professeurs de musique, théâtre, chant et danse en tant que spécialiste de la gestion du trac de l’artiste-interprète.

Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP)

Conservatoires à Rayonnement Régional (CRR) d’Aubervilliers-La Courneuve, Boulogne-Billancourt, Clermont-Ferrand, Paris, Tours

Conservatoires à Rayonnement Départemental (CRD) de Grand-Couronne et Petit Couronne, Issy-les-Moulineaux, Laval, Valence Romans Agglo, Vanves

Conservatoire à Rayonnement Intercommunal (CRI) de Mayenne

Conservatoire à Rayonnement Communal (CRC) de Chaville, Ville d’Avray, Meudon, Sèvres

Conservatoire Royal de liège (Belgique)

Association franco-européenne de l’alto

CEPRAVOI

Cité de la Musique

CNFPT

GPSO

Mayenne Culture

Orchestre de Paris

Philharmonie de Paris

Réseau des musiques actuelles en Ile-de-France (RIF)

Henri SELMER

TUTTI Passeurs d’Arts

Vocal Mania